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Cesser
de fumer avec l’acupuncture
Un VRAI acupuncteur peut vous aider !
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Vous avez entendu parler de
traitement au laser ? |
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Saviez-vous qu’il s’agit
en fait d’une forme d’acupuncture utilisant le rayon
laser, que l’on pratique sur l’oreille (nommée
auriculothérapie) ? |
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Saviez-vous que l’auriculothérapie
est souvent pratiquée par des individus non acupuncteurs
? |
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Saviez-vous que seul
un acupuncteur, de par sa formation d’au moins 3 ans,
est en mesure de bien évaluer votre condition selon les
principes de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC)? |
Exigez un traitement anti-tabac par un professionnel de l’acupuncture
inscrit
à l’Ordre des acupuncteurs du Québec !
Le traitement « anti-tabac » par acupuncture n’est
pas « standard ». Il peut et doit varier selon les particularités
de chaque fumeuse ou fumeur. Ainsi, le traitement de désintoxication
pourra, selon la personne, être combiné à un traitement
favorisant la détente, donc ayant une action calmante sur le
système nerveux. Pour un autre sujet, il faudra tenir compte
de sa fragilité digestive, pour un troisième, d’une
propension à l’irritabilité, à la colère,
etc…
De plus, non seulement l’acupuncteur sera appelé à
compléter le traitement en fonction des besoins personnels,
mais il devra aussi éviter toute action pouvant déclencher
des symptômes associés à une maladie ou condition
propre au patient. Je me souviens d’un homme venu me consulter
qui me mentionnait avoir fait appel à un centre de traitement
au laser pour cesser de fumer. Celui qui l’avait « traité
» (qui se disait « tabacologue », un titre inventé
et sans reconnaissance officielle) lui avait stimulé des points
au niveau des tempes, en plus de l’oreille, et avait déclenché
un violent mal de tête. Or, cet homme, qui me confiait sa mauvaise
expérience, souffrait de migraine chronique. Un acupuncteur
consciencieux l’aurait su avant d’entreprendre un traitement
de façon à tenir compte de cette condition. Il aurait
peut-être stimulé un point au niveau de la tempe, mais
aurait bien sûr complété son traitement général
pour éviter la crise migraineuse.
Le traitement « anti-tabac »
par acupuncture
Il existe différentes « recettes de points » et
principalement deux méthodes acupuncturales. La plus connue
consiste à employer des points situés sur l’oreille.
Cette forme d’acupuncture, l’auriculothérapie,
a d’abord été développée par un
médecin acupuncteur français, le Dr Jean Nogier. Ses
travaux ont été repris et complétés dans
les grandes écoles d’acupuncture en Chine.
Il est aussi possible de pratiquer l’acupuncture classique (par
stimulation de zones situées sur le corps) pour le traitement
du tabagisme.
Pour ma part, je préfère combiner les 2 approches précédentes.
Comme instrument, j’utilise de fines aiguilles ou le
laser, selon le choix du patient. Bien que l’usage des
aiguilles soit presque toujours indolore, le laser, quant à
lui, ne provoque aucune sensation sur la peau.
Voici 2 articles concluant à l’efficacité
de l’acupuncture
pour aider à cesser de fumer :
L'acupuncture : une efficacité durable
possible
dans le sevrage tabagique !
En 1998, la conférence de consensus de Paris, concluait sur
des données contradictoires concernant l’efficacité
de l’acupuncture dans le sevrage tabagique. La dernière
méta-analyse de White et coll. en 2002, relatée dans
Tabac actualités n°34 de février 2003, semblait
apporter une réponse plus solide, concluant à l’absence
de preuve d’une efficacité à long terme. Ces données
ont été reprises avec la même méthodologie,
aussi rigoureuse, dans une nouvelle méta-analyse française,
incluant un essai contrôlé randomisé non connu
des Anglo-Saxons. Les auteurs ont également corrigé
quelques erreurs ne modifiant pas le sens de la preuve.
L’acupuncture apparaît supérieure à l’absence
d’intervention ou à une intervention minimale à
moins de 6 semaines de suivi et à l’évaluation
la plus tardive, entre 6 et 12 mois, multipliant les chances d’arrêt
par 3 (1099 patients inclus). L’acupuncture apparaît également
supérieure à la fausse acupuncture (jusqu’à
6 mois de suivi). La différence demeure non significative à
12 mois. Les auteurs considérant que trop peu d’essais
évaluent l’acupuncture à long terme avec un nombre
de séances suffisant.
L’équipe ayant publié ce travail entretient des
échanges avec la Cochrane Collaboration qui vient de prendre
note de certains commentaires des auteurs français et devrait
modifier sa propre méta-analyse (échanges accessibles
sur le site Web de la Cochrane library).
Les auteurs expliquent les données contradictoires par la grande
hétérogénéité des essais contrôlés
randomisés sur le sujet. En effet, les protocoles d’acupuncture
évalués sont très variables quant au nombre de
séances, au nombre de points et à la durée du
traitement. L’essai de He Dong, relaté dans Tabac Actualités
n°21 de décembre 2001, démontre que le nombre de
patients arrêtant de fumer croît encore après la
6e séance. La très grande majorité des essais
montrant une efficacité supérieure au placebo explorent
des protocoles intensifs (3 points et plus) et soutenus (plus de 3
séances). Certains essais inclus dans les méta-analyses
évaluent les résultats à 1 an de la puncture
d’un point sur une séance, ce qui semble extrêmement
peu crédible d’une quelconque efficacité.
Les auteurs de cette dernière méta-analyse vont bientôt
publier un nouveau travail explorant les critères d’efficacité
d’un protocole optimal en acupuncture. Il est possible que ceci
apporte de nouveaux arguments permettant d’inclure, sans arrière-pensée,
l’acupuncture parmi les traitements efficaces dans le sevrage
tabagique.
http://www.inpes.sante.fr/ta/ta38/actu_sc2.htm
Research and Pratice
Auricular Acupuncture, Education,
and Smoking Cessation:
A Randomized, Sham-Controlled Trial
Ian D. Bier, ND, PhD, LAc, DiplAc, Jeffrey Wilson, PhD, Pat Studt,
BS and Mary Shakleton, ND, MPH
Ian D. Bier is with I. B. Scientific, LLC, Phoenix, Ariz. Jeffrey
Wilson is with Arizona State University, Tempe, Ariz. Pat Studt is
with Southwest Clinical Research, Phoenix, Ariz. Mary Shakleton is
in private practice in Boulder, Colo.
Correspondence: Requests for reprints should be sent to Ian
D. Bier, ND, PhD, LAc, DiplAc, I. B. Scientific, LLC, 1 Griffith Dr,
Durham, NH 03824 (e-mail: drbier@ibscientific.com).
Objectives. This study examined the effect of acupuncture alone
and in combination with education on smoking cessation and cigarette
consumption.
Methods. We prospectively studied 141 adults in a quasi-factorial
design using acupuncture, sham acupuncture, and education.
Results. All groups showed significant reductions in smoking
and post treatment cigarette consumption, with the combined acupuncture–education
group showing the greatest effect from treatment. The trend continued
in follow-up; however, significant differences were not maintained.
Greater pack-year history (i.e. the number of years smoking multiplied
by baseline number of cigarettes smoked per year, divided by 20 cigarettes
per pack) negatively correlated with treatment effect. Trend analysis
suggested 20 pack-years as the cut off point for this correlation.
Conclusions. Acupuncture and education, alone and in combination,
significantly reduce smoking; however, combined they show a significantly
greater effect, as seen in subjects with a greater pack-year history.
October 2002, Vol 92, No. 10 | American Journal of Public Health
1642-1647
© 2002 American
Public Health Association |
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